L’ambassadeur de Tunisie à Kinshasa Adel Bouzekri Rmili: «L’abolition des visas doit être envisagée pour entrer dans les pays africains.»

Son Excellence l’Ambassadeur de Tunisie dans cinq pays africains, avec résidence à Kinshasa (au Congo démocratique), Adel Bouzekri Rmili, a appelé à la nécessité d’examiner l’annulation du visa d’entrée dans certains pays d’Afrique Subsaharienne, au moins pour les hommes d’affaires et pour les passeports de voyages diplomatiques privés.

Bouzekri Rmili, qui représente la Tunisie en tant qu’ambassadeur à Kinshasa, au Congo Brazzaville, en Angola, au Centre-Afrique et en Zambie, a souligné, lors d’une communication téléphonique avec la TAP, la nécessité d’adopter des conventions pour faciliter l’octroi du visa, en prenant en considération « si le pays africain cible soit une source d’immigration ou non », proposant la formation de commissions spéciales entre les pays ou d’un point de contact au ministère des Affaires étrangères, ou que le ministère de l’Intérieur s’occuperait de cette question.

L’ambassadeur tunisien a expliqué que le problème du visa reste une entrave devant le développement des échanges économiques entre la Tunisie et les pays africains, car les pays d’Afrique Subsaharienne qui ne sont pas soumis au visa d’entrée en Tunisie, pour les détenteurs de passeports ordinaires, ne dépassent pas 18 pays sur un total de 55 pays, tandis que seulement 11 pays africains accueillent les Tunisiens sans visas. Il a souligné que l’annulation des visas facilitera le déplacement des hommes d’affaires ce qui contribuera à soutenir le commerce bilatéral et augmentera le nombre d’opportunités de coopération et d’expériences, et la mise en réseau des intérêts économiques.

Le diplomate tunisien, qui représente la Tunisie au Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), a ajouté que ce qui accroît la réticence des investisseurs tunisiens à se rendre dans les pays africains, c’est la difficulté d’obtenir un visa en raison des conditions et procédures complexes parfois d’une ambassade africaine à une autre, en plus de la faible représentation diplomatique africaine en Tunisie.

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