Ces femmes atteintes du cancer privées d’enfant par la Covid-19

En mars 2020, l’Agence de la biomédecine recommande aux hôpitaux de déprogrammer les opérations non urgentes. Des patientes en cancérologie sont privées de préservation de leur fertilité avant de commencer la chimiothérapie. Un an plus tard, elles craignent de ne jamais pouvoir tomber enceintes.

« C’est encore très douloureux », souffle Olivia* au creux d’un long silence. Le 26 mars 2020, la France entame son neuvième jour de confinement lorsque la trentenaire encaisse une nouvelle qui la plonge dans une solitude encore plus profonde : les médecins des Hauts-de-France lui diagnostiquent un cancer du sein de stade 3. La tumeur est menaçante, il faut commencer la chimiothérapie au plus vite.

Ce n’est qu’à la fin d’un entretien que le médecin lui glisse qu’en raison de ses 34 ans, elle peut bénéficier d’une ponction d’ovocytes pour espérer porter son enfant lorsque les effets de la chimiothérapie seront dissipés. « Je suis tombée des nues, je ne savais même pas que la chimio pouvait rendre stérile », s’étonne encore l’autrice de livres pour enfants.

Au même moment, les hôpitaux sont sous tension, les urgences débordées, les soignants et le matériel médical réquisitionnés pour les unités Covid-19. Les médecins craignent que les patientes, déjà affaiblies par le cancer, ne contractent l’infection dans leurs services.

Face à l’urgence sanitaire, l’Agence de la biomédecine recommande le 25 mars de « reporter les activités d’assistance médicale à la procréation (AMP) », y compris celles considérées comme « urgentes », pour les femmes atteintes de cancer. Parmi elles, les ponctions d’ovocytes et autres techniques de préservation de la fertilité. Certaines agences régionales de santé (ARS) réclament aux hôpitaux et cliniques éprouvés par la Covid-19 de fermer leurs services d’AMP. Au téléphone, Olivia apprend qu’elle ne pourra pas bénéficier de la préservation ovocytaire. « Ça a été un choc… Le troisième en quelques jours. C’est ancré en moi, j’ai toujours voulu des enfants. »

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