Destin brisé : Bob Marley, l’éternel « King of reggae »

C’est avec « No Woman, No Cry » qu’il rayonnera à travers le monde et c’est avec la balle (et le mélanome) au pied qui le quittera prématurément. Bob Marley, érigé en fer de lance du reggae à l’international, a connu une ascension aussi fulgurante que sa chute a été brutale. Comme bien des artistes.

Né dans la ville jamaïquaine de Saint Ann’s Bay à l’orée 1945, Robert Nestor Marley – de son vrai nom – est l’enfant d’une union on ne peut plus atypique. Sa mère Cadella Malcolm, une paysanne d’origine afro-caribéenne, épouse à l’âge de 17 ans un Anglais de cinquante ans son aîné : Norval Marley, un capitaine de la marine britannique qui s’avérera être également contremaître dans une plantation d’esclaves. En raison de son métissage, le jeune Nesta (un surnom qu’il rejettera à cause de sa connotation féminine) est moqué tout au long de sa scolarité, le « White Boy » qu’on l’appelle, non sans ironie. Une première expérience de la discrimination qui nourrira irrévocablement la philosophie de la superstar. D’ailleurs, chanter n’a pas été son unique don.

Âgé d’à peine quatre ans, les adultes de son modeste village sollicitent chez lui une tout autre faculté : la chiromancie. Qui eût cru que les rythmes chaloupés du reggae lui étaient aussi familiers que les lignes de la main. Bien que marqué par la précarité et par l’absence d’un père qui daigne le voir, le petit Marley est heureux, comblé. Il vit bercé par les notes de son oncle et de son grand-père et au rythme de la musique ska qui fait vibrer la Jamaïque, alors tout juste indépendante…

Source : ELLE

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