Ils ont trouvé une trace américaine dans le meurtre de Khashoggi

Sous le titre ci-dessus, Igor Sobotine a écrit, dans la « Nezavissimaïa Gazeta  » qui est un journal quotidien de gauche russe, à propos de la formation que les tueurs de Jamal Khashoggi ont reçue aux États-Unis et de l’impact de cette révélation sur la position de l’administration Biden sur Riyad.

L’article déclare que :

« Les agents saoudiens impliqués dans le meurtre en 2018 du journaliste dissident Jamal Khashoggi à Istanbul ont reçu une formation militaire aux États-Unis peu de temps avant de commettre leur crime. »

Un journal new-yorkais a publié ces données et a révélé que leur programme avait été approuvé par le département d’État américain. Alors que ni la société de formation de sécuritaire ni l’exécutif américain ne semblent au courant de l’adhésion des Saoudiens aux structures du royaume chargées de poursuivre les dissidents. Cette divulgation pourrait accroître la pression sur l’administration du président américain Joe Biden.

Cette position peut donner une raison supplémentaire de faire pression sur l’administration Biden, qui a été pratiquement contrainte d’ajuster sa politique dans le sens « saoudien ». On a appris ce mois-ci que la Maison Blanche avait commencé à retirer une partie de ses forces et de ses armes d’un certain nombre de pays du Moyen-Orient, dont l’Arabie saoudite. Selon le Wall Street Journal, le système de défense antimissile américain THAAD sera retiré du Royaume. Bien que le redéploiement soit présenté par l’administration américaine comme une tentative de réorienter ses ressources vers des régions plus importantes, cela ne peut que faire suspecter qu’il s’inscrit dans le cadre du « recalibrage » des relations avec Riyad.

Dans l’une de ses interviews, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken a suggéré que l’administration doit trouver un moyen plus efficace de faire avancer les intérêts et les valeurs américaines.

Cependant, comme l’ont montré les récents événements et opérations israéliens offensives dans la bande de Gaza, séparer la question de l’aide à la défense à un certain nombre d’acteurs régionaux de la politique axée sur les valeurs de la Maison Blanche est très difficile, notamment en raison de pressions partisanes. Ils demandent régulièrement à l’administration Biden de limiter son soutien aux alliés dont la ligne militaro-politique va à l’encontre des valeurs de Washington. Il est possible que cette question soit posée à nouveau dans le cadre des relations américano-saoudiennes.

L’article n’exprime que l’opinion du journal ou de l’auteur.

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