BANQUE MONDIALE – Moyen-Orient et Afrique du Nord : Perspectives d’avenir

INTRODUCTION

Il y a dix ans, femmes et hommes de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) sont descendus dans les rues pour réclamer de profondes réformes économiques qui ouvriraient la voie à davantage d’emplois, une meilleure gouvernance et une dignité résiliente. Ces premières vagues de manifestations porteuses d’espoir, que l’on a désignées par « Printemps arabe », ont renversé le statu quo qui prévalait dans les pays de la région.

Dix ans après ces évènements dramatiques, qu’en est-il de ces demandes de changement ? Les pays MENA sont-ils parvenus à transformer leurs économies et ouvrir des possibilités pour le vaste réservoir de jeunes de la région ? Les conditions de vie se sont-elles améliorées d’une manière inclusive et durable ?

Ces questions fondamentales se posent dans le contexte de la COVID-19, qui a de lourdes conséquences économiques et sociales sur l’ensemble de la région. Certes, remédier aux défis imposés par la pandémie est une priorité urgente pour les pays de la région et pour la communauté internationale, mais comprendre la longue trajectoire du développement régional est une étape essentielle pour définir des réformes structurelles qui favoriseront un redressement vert, résilient et inclusif – et ce faisant, réaliseront la promesse du mouvement lancé une décennie plus tôt.

COVID-19

Avant la pandémie de COVID-19, la région MENA était déjà confrontée à des problèmes de développement de longue date, dont les plus notables étaient le manque d’emplois et d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes, la défiance à l’égard des autorités nationales, le faible rendement de l’investissement dans le capital humain et le déficit de compétitivité des économies.

La pandémie a gravement exacerbé ces problèmes de développement, contribuant à l’accroissement de la pauvreté dans la région, la détérioration des finances publiques, l’intensification des vulnérabilités liées à la dette et l’érosion de la confiance déjà limitée à l’égard de l’État. Ces défis sont particulièrement importants dans les pays de la région en proie à des conflits. En même temps, les vulnérabilités au changement climatique ne cessent de croître, assombrissant davantage les nuages qui menacent le développement régional à long terme.

Pour sortir de cette crise, les pays MENA doivent suivre une démarche à deux volets qui permette de répondre aux impératifs sanitaires, sociaux et économiques immédiats liés à la COVID-19 et d’entreprendre parallèlement des réformes structurelles qui aideront à rétablir la confiance, renforcer le capital humain, soutenir l’emploi et la transformation économique, promouvoir l’égalité entre hommes et femmes, remédier à la fragilité et favoriser une croissance durable.

L’ESPOIR OUVRE LE CHAMP DES POSSIBLES

À l’aube d’une nouvelle décennie, les pays MENA sont en proie à des incertitudes croissantes. Dans l’immédiat, le rythme des vaccinations va déterminer à quelle vitesse les pays pourront sortir de l’ombre de la pandémie. En même temps, dans beaucoup de pays de la région, les populations sont à nouveau descendues dans les rues pour renouveler les appels à l’emploi, à la transparence et à la dignité.

La région MENA est confrontée à l’urgente nécessité de créer plus d’emplois. Au regard des projections démographiques actuelles, près de 300 millions de personnes intégreront le marché du travail d’ici 2050. Cela représente un énorme potentiel de production pour les économies de la région, à condition que cet apport de capital humain s’accompagne d’un secteur privé compétitif, de services de meilleure qualité, ainsi que d’une gouvernance renforcée, d’une transparence accrue et d’une plus grande éthique de responsabilité.

Ces objectifs peuvent être réalisés : i) en transformant le rôle de l’État au sein de l’économie par le jeu de la concurrence et de l’innovation, de la réforme des entreprises publiques, du commerce régional et de la stabilité macroéconomique ; et i) en augmentant la productivité, en améliorant le cadre de l’activité économique, en investissant dans le capital humain et en accélérant la transformation numérique. Ce sont-là quelques-uns des principaux buts de la stratégie du Groupe de la Banque mondiale pour la région MENA.

STAGNATION DES REVENUS PAYS DE LA RÉGION MENA

POSSIBILITÉS

En 2015, le Groupe de la Banque mondiale a lancé sa stratégie pour la région MENA en vue d’y promouvoir la paix et la stabilité en faisant appel à l’économie et l’insertion sociale. Cette stratégie s’articule autour de quatre axes généralement connus comme les 4R : 1) renouvellement du contrat social ; 2) résilience face aux chocs ; 3) régionalisation de la coopération et 4) redressement et reconstruction.

Les 4R ont largement aidé les pays de la région à stabiliser leurs économies face aux conflits et aux différents chocs macroéconomiques et climatiques. À titre d’exemple, le Groupe de la Banque mondiale a aidé ses pays clients à abandonner des subventions générales coûteuses au profit de programmes d’assistance sociale plus ciblés ; a accordé aux pays à revenu intermédiaire que sont la Jordanie et le Liban des financements concessionnels indispensables pour leur permettre de venir en aide aux réfugiés sur leur sol et à leurs communautés d’accueil dans le cadre du Mécanisme mondial de financement concessionnel ; et a contribué à promouvoir la cohésion sociale à travers un programme actif dans des pays en conflit tels que l’Iraq et le Yémen.

EN ATTENTE DE PROSPÉRITÉ

En ce début de décennie, le Groupe de la Banque mondiale se tient une fois de plus aux côtés de la région MENA pour l’aider à répondre aux défis auxquels elle fait face, particulièrement ses besoins urgents et l’impératif de réformes structurelles. À très court terme, il aide les pays à surmonter les problèmes économiques et sociaux occasionnés par la COVID-19. Il s’agit notamment de faciliter l’achat et la distribution de vaccins et de fournitures médicales, de renforcer les capacités en matière de santé publique, mais aussi d’assurer un complément de revenu à certains individus, ménages et petites entreprises, et d’appuyer leurs moyens de subsistance.

Parallèlement, le Groupe de la Banque mondiale s’emploie à promouvoir l’adoption de réformes structurelles dans la région. Ces réformes visent à i) rétablir la confiance en renforçant la gouvernance et la transparence et en améliorant la disponibilité et la fiabilité des données servant de base à l’élaboration de politiques ; i) renforcer le capital humain en modernisant les systèmes d’éducation, de santé et de protection sociale ; i) favoriser l’emploi et la transformation économique en stimulant la compétitivité des marchés et en utilisant les technologies numériques pour la création d’emplois et comme levier de croissance tirée par le secteur privé ; i) promouvoir l’égalité entre hommes et femmes en mettant à profit le vaste potentiel productif d’une participation accrue des femmes à la vie économique ; i) remédier à la fragilité en accompagnant les efforts de reconstruction dans les secteurs public et privé et en s’attaquant aux causes profondes des conflits ; et i) œuvrer à une croissance verte en luttant contre le changement climatique et la dégradation de l’environnement et en préparant la transition énergétique par des investissements respectueux de l’environnement et ne laissant personne sur la touche.

Ces objectifs sont poursuivis dans le cadre d’un vaste programme de prêts et de transferts de connaissances entrepris dans la région, qui s’appuie sur des projets et des travaux d’analyse pour encourager le développement de la petite enfance et les réformes dans le secteur de l’éducation, ainsi que le renforcement des systèmes de santé et la modernisation des dispositifs de protection sociale ; des opérations visant à améliorer l’accès à l’Internet haut débit et l’élargissement des infrastructures de paiement numérique ; et des efforts destinés à promouvoir la concurrence sur les marchés ainsi que l’investissement privé dans des infrastructures essentielles et respectueuses du climat.

UN FOSSE SE CREUSE POUR LES JEUNES

En ce début de décennie, le Groupe de la Banque mondiale se tient une fois de plus aux côtés de la région MENA pour l’aider à répondre aux défis auxquels elle fait face, particulièrement ses besoins urgents et l’impératif de réformes structurelles. À très court terme, il aide les pays à surmonter les problèmes économiques et sociaux occasionnés par la COVID-19. Il s’agit notamment de faciliter l’achat et la distribution de vaccins et de fournitures médicales, de renforcer les capacités en matière de santé publique, mais aussi d’assurer un complément de revenu à certains individus, ménages et petites entreprises, et d’appuyer leurs moyens de subsistance.

Parallèlement, le Groupe de la Banque mondiale s’emploie à promouvoir l’adoption de réformes structurelles dans la région. Ces réformes visent à i) rétablir la confiance en renforçant la gouvernance et la transparence et en améliorant la disponibilité et la fiabilité des données servant de base à l’élaboration de politiques ; i) renforcer le capital humain en modernisant les systèmes d’éducation, de santé et de protection sociale ; i) favoriser l’emploi et la transformation économique en stimulant la compétitivité des marchés et en utilisant les technologies numériques pour la création d’emplois et comme levier de croissance tirée par le secteur privé ; i) promouvoir l’égalité entre hommes et femmes en mettant à profit le vaste potentiel productif d’une participation accrue des femmes à la vie économique ; i) remédier à la fragilité en accompagnant les efforts de reconstruction dans les secteurs public et privé et en s’attaquant aux causes profondes des conflits ; et i) œuvrer à une croissance verte en luttant contre le changement climatique et la dégradation de l’environnement et en préparant la transition énergétique par des investissements respectueux de l’environnement et ne laissant personne sur la touche.

Ces objectifs sont poursuivis dans le cadre d’un vaste programme de prêts et de transferts de connaissances entrepris dans la région, qui s’appuie sur des projets et des travaux d’analyse pour encourager le développement de la petite enfance et les réformes dans le secteur de l’éducation, ainsi que le renforcement des systèmes de santé et la modernisation des dispositifs de protection sociale ; des opérations visant à améliorer l’accès à l’Internet haut débit et l’élargissement des infrastructures de paiement numérique ; et des efforts destinés à promouvoir la concurrence sur les marchés ainsi que l’investissement privé dans des infrastructures essentielles et respectueuses du climat.

Un autre avenir est possible : un avenir où les jeunes accélèrent l’innovation en vue d’une économie verte, résiliente et inclusive. Les défis de la région sont certes immenses, mais pas hors de portée. Les pays MENA doivent créer rapidement les centaines de millions d’emplois qui seront nécessaires pour rester en phase avec le nombre de jeunes qui entrent sur le marché du travail. Ils doivent s’empresser de tirer parti de la vague d’énergie, de créativité et d’espoir générée par la jeunesse.

Ce travail doit commencer aujourd’hui.

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