Exclusif de Grèce : Confirmation de l’arrestation de Slim Riahi à l’aéroport de Mykonos

Dans une communication que koutipandoras.gr a ​​eue avec ELAS, la nouvelle a finalement été confirmée. Nous devons cette information à notre confrère grec Tony Rigopoulos, qui nous a fourni l’article publiée sur un journal grec sur son arrestation dont voici le plus important :

La porte-parole de l’ELAS, l’Armée populaire de libération nationale grecque (en abrégé ELAS), Mme Anna Efthymiou, en Grèce, a confirmé que l’homme politique Slim Riahi a effectivement été arrêté les jours précédents lors d’un contrôle à une porte d’entrée du pays, plus précisément à l’aéroport de Mykonos.

Dans tous les cas, bien sûr, Mme Efthymiou a précisé que la question de l’extradition de Riahi vers la Tunisie est quelque chose qui sera examinée par les autorités judiciaires compétentes.

Il est à noter que Riahi, en plus du Tunisien, a également obtenu la nationalité britannique.

Le journal est revenu également sur la personnalité de Slim Riahi civile et politique que voici :

Qui est Slim Riahi ?

Riahi est né le 13 juillet 1972 à Bizerte en Tunisie. En 1980, sa famille est exilée en Libye, son père étant un nationaliste arabe qui s’oppose au président Habib Bourguiba et à son successeur, Jean-El Abidine Ben Ali. Slim Riahi a grandi en Libye. Il a étudié à l’Université Al Fateh de Tripoli. Il a ensuite travaillé dans les secteurs du pétrole, de l’énergie, de l’aviation et de l’immobilier. Il a ensuite déménagé à Londres, où il a acquis la nationalité britannique

Après les grands événements du « printemps arabe » de 2011, Riahi est retourné en Tunisie où il a fondé l’Union patriotique libre (UPL), un parti politique qui se place au centre de l’échiquier politique et promeut un programme économiquement libéral et moderniste.

Le parti a été accusé d’entremêler des intérêts politiques et commerciaux, ainsi que d’avoir des ressources financières « peu claires ». En août 2011, Riahi a annoncé qu’il envisageait de s’engager dans des affaires avec les médias tunisiens en acquérant une participation de 20 % dans l’éditeur du journal Dar Assabah. Il a également fondé trois chaînes de télévision, Ettounsiya Al-Oula, Ettounsiya Sport et Ettounsiya News.

En juin 2012, il devient président de l’équipe tunisienne de football Club Africain.

Le 28 juin 2017, ses avoirs ont été saisis par le tribunal de première instance tunisien pour suspicion de blanchiment d’argent. Riahi a ensuite été condamné à cinq ans de prison pour émission de chèques sans garantie mais aussi pour corruption dans le domaine sportif lié au Club Africaain, s’étant lui-même évadé et s’exilant aux Emirats Arabes Unis.

Cependant, en octobre 2017, un tribunal tunisien a décidé d’abandonner les charges retenues contre l’homme d’affaires dans le cadre de l’émission de chèques non garantis.

Le Mouvement patriotique libre (UPL) et les critiques à son encontre

Le parti de Riahi, qui rejette fermement l’islam, a été critiqué pour ses campagnes électorales coûteuses et a même fourni des transferts en bus pour les événements du parti aux électeurs potentiels. Dans le même temps, le parti a pu payer ses hommes d’État candidats, acquérant ainsi l’accusation d’« acheter » des candidats et des électeurs.

Malgré cela, lors des élections de 2011, il n’a reçu que 1,26 % des voix, mais dans la région de Siliana, il a réussi à obtenir 6,3 % des voix, élisant ainsi le seul membre du parti au Parlement.

En 2013, l’UPL a annoncé la création d’un front des partis socialistes et de centre-droit, réunissant sept autres partis plus petits.

Aux élections de 2014, la coalition a recueilli 4,02 % des voix et remporté 16 des 217 sièges de la Chambre des représentants, ce qui en fait le troisième pôle politique en Tunisie après les deux partis au pouvoir, Nidaa Tounes et Ennahda.

Depuis lors, l’UPL traverse une période d’introversion avec de nombreuses démissions de dirigeants et encore plus d’allégations de corruption et d’enchevêtrement.

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