Mexico : la statue de Christophe Colomb retirée

« Plus jamais de génocide ! » : tag sur une clôture entourant un piédestal d’où une statue de Christophe Colomb a été retirée par crainte de manifestations sur l’avenue Reforma, à Mexico. Devant cette clôture, un danseur de la tradition indigène mexicaine se produit le 12 octobre (2020), date qui commémore l’arrivée de Colomb en Amérique, en 1492. PEDRO PARDO / AFP

Le monument va être remplacé par la statue d’une femme indigène. Décision prise par la maire de la capitale mexicaine dans un souci de « justice sociale ».
La figure de l’explorateur n’aura plus sa place dans le centre de Mexico. Ainsi en a décidé Claudia Sheinbaum, la maire de la ville. « Bien sûr, nous reconnaissons le rôle joué par Christophe Colomb. Mais il y a deux façons de voir les choses », a-t-elle expliqué. Il y a « la découverte de l’Amérique » que nous connaissons depuis l’Europe « et il y a une autre façon de voir les choses, celle où, en réalité, l’arrivée d’un Européen en Amérique a fait se rencontrer deux mondes. Puis il y a eu la colonisation ».

Déboulonnée
La statue de Christophe Colomb trônait sur le rond-point de l’avenue centrale Paseo de la Reform, jusqu’au mois d’octobre 2020. A cette date, elle a été « déboulonnée », selon le terme consacré.

Lors d’une mobilisation féministe, le monument a été dégradé puis retiré de son piédestal. La mairie a décidé de ne pas la restaurer au même emplacement mais a préféré lui choisir un endroit moins central dans la capitale mexicaine.

500 ans de résistance indigène
A sa place, on trouvera donc une sculpture d’une « femme olmèque » réalisée par l’artiste mexicain Pedro Reyes. « Ce sont précisément les femmes indigènes qui ont peut-être eu le plus grand poids dans l’histoire du Mexique et qui ont été le moins reconnues », a déclaré Claudia Sheinbaum. La maire de Mexico veut ainsi acter la reconnaissance de 500 ans de « résistance indigène ».

Figures de l’histoire coloniale
Aux Etats-Unis, de nombreuses municipalités ont également retiré les statues en l’honneur de Christophe Colomb. C’est le cas à Boston, Chicago, Baltimore ou Miami. Un mouvement engagé pour dénoncer la présence dans l’espace public de ce type de figures de l’histoire coloniale.

De nombreux militants antiracistes à travers le monde déboulonnent ces statues, cela depuis l’émergence du mouvement Black Lives Matter.

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