Le Qatar, roi de la planète foot : les coulisses d’un tour de force

En moins de trente ans, grâce à ses investissements dans le sport et plus particulièrement dans le foot, le Qatar s’est bâti une image planétaire. Un tour de force pour un micro-Etat.

Le 21 novembre 2022, le monde aura les yeux rivés sur le Qatar où s’ouvrira la 26ème Coupe du monde de football. Une édition qui restera gravée dans les annales quelle qu’en soit l’issue : pour la toute première fois depuis sa création en 1930, la compétition ne se tiendra pas au coeur de l’été. La raison ? Des températures intenables en cette saison dans le golfe Persique. Pas de quoi arrêter la Fifa qui, en 2010, a désigné le micro-Etat – 2 fois plus petit que la Bretagne – obligeant au passage tous les championnats de la planète à bouleverser leur calendrier. Un choix entaché de forts soupçons de corruption. La facture pour le pays organisateur ? 300 milliards de dollars dépensés en dix ans dans les diverses infrastructures pour accueillir le public. Le bilan humain est tout aussi insensé. 6 500 travailleurs étrangers auraient péri sur les chantiers, selon une enquête du Guardian. Pas de quoi gâcher le plaisir des dirigeants qatariens qui font le dos rond face aux polémiques, et rêvent d’un doublé d’anthologie avec la possible victoire en Ligue des champions du PSG – racheté en 2011 – porté par la nouvelle recrue, le sextuple ballon d’or Lionel Messi.

Photo : Inauguré l’an passé, le stade Ahmad Bin Ali, l’un des stades qui accueillera la Coupe du monde 2022. Qatar 2022/Getty Images/AFP

Poursuivre la lecture sur L’EXPRESS

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *