Les législatives tenues le 8 septembre au Maroc ont mis fin à près de 10 années de règne des islamistes du PJD

Les Marocains tournent la page du gouvernement islamiste

Grands vainqueurs, les libéraux du Rassemblement national des indépendants, présidé par l’homme d’affaires Aziz Akhannouch, devront cependant s’allier avec d’autres partis pour pouvoir constituer un gouvernement.

Le ministère de l’Intérieur marocain a proclamé tard dans la soirée du mercredi 8 septembre les résultats des élections législatives, marqués par une cuisante défaite des islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) au pouvoir. Ces derniers n’obtiennent que 12 des 395 sièges, alors qu’ils en disposaient de 125 dans le Parlement sortant.

Les résultats attestent la fulgurante ascension du Rassemblement national des indépendants (RNI) qui décroche 97 sièges devant deux autres partis qualifiés de “progressistes”, le Parti authenticité et modernité (PAM, 82 sièges) et Istiqlal (78 sièges).

La messe n’est pas dite

“Un séisme électoral”, commente le site d’information économique Media 24, annonçant l’effondrement du parti islamiste. Toutefois, le RNI et son chef de file, l’homme d’affaires et ex-ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch, devront s’allier à d’autres partis pour espérer former une majorité au Parlement. Cette alliance devrait probablement englober le trio de tête, à savoir le RNI, le PAM et Istiqlal.

Cité par le site Lebrief.ma, le politologue Mohamed Bouden calcule qu’un gouvernement dirigé par le RNI est envisageable avec une “majorité ramassée de trois ou quatre partis”. L’opposition devrait quant à elle avancer en ordre dispersé avec un nombre plus large de partis.

“Cependant, la messe n’est pas encore dite”, prévient Rachid Achachi, éditorialiste du site d’information Le360. Selon lui, il existe des divergences majeures entre les programmes d’Istiqlal et du PAM, qui pourraient pousser ce dernier à choisir les rangs de l’opposition.

Photo AFP : Aziz Akhannouch, président du Rassemblement national des indépendants, pressenti pour être le prochain chef du gouvernement marocain

Source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *