Sous prétexte de promouvoir l’extrémisme, la France envisage de fermer 6 mosquées et de dissoudre deux associations

Le ministre français de l’Intérieur, Gerald Darmanin, a déclaré que le gouvernement a entamé des procédures pour fermer 6 mosquées et dissoudre un certain nombre d’associations, en raison de leur promotion de ce que Paris appelle « l’islam extrémiste ».

Le ministre Darmanin a ajouté – dans un entretien au journal français « Le Figaro » – qu' »un tiers des 89 lieux de culte suspectés d’être extrémistes et inscrits sur les listes des services de renseignement sont surveillés depuis novembre 2020″, et a ajouté que le gouvernement « a lancé des mesures pour fermer 6 lieux de cult situés dans 5 provinces. »

Selon le responsable français, depuis 2017, les services de sécurité ont effectué environ « 24.000 perquisitions et 650 fermetures de lieux visités par des militants » dans le cadre de la politique de Paris pour lutter contre ce qu’elle appelle « le séparatisme islamique ».

Dissolution des deux associations

Le ministre français de l’Intérieur a ajouté qu’il demanderait la dissolution de la « Maison d’édition islamique, Nawa » (دار النشر الإسلامية، نوى) et de la « Ligue de défense d’Afrique noire » (رابطة الدفاع السوداء الأفريقية), expliquant que la première incite à l’extermination des juifs et des fatwas par lapidation des homosexuels, quant à la deuxième association, les autorités attribuent la raison de son appel à sa dissolution à « son appel à la haine et à la discrimination raciale ».

La Ligue de défense d’Afrique noire avait annoncé lors d’une manifestation contre les violences policières qu’elle a organisée en juin 2020 devant l’ambassade des États-Unis à Paris.

Le 24 septembre courant, le Conseil d’État français a approuvé la décision du gouvernement de dissoudre le « Rassemblement anti-islamophobie en France » (التجمع المناهض للإسلاموفوبيا في فرنسا) et la « Ville d’Al-Baraka » (مدينة البركة), sachant que le gouvernement avait décidé de dissoudre ces deux associations fin 2020, à la suite de l’assassinat (décapitation) du professeur de français Samuel Paty par un jeune musulman en octobre 2020.

Nouvelle condition

Dans l’interview au Figaro, Darmanin a déclaré que « le contrat d’engagement républicain prévu par la loi anti-séparatiste, qui oblige les associations à recevoir des subventions de l’État sur leur respect des valeurs républicaines, entrera en vigueur en janvier 2022 ».

Le président français Emmanuel Macron avait déclaré vouloir réformer et encadrer les institutions islamiques pour assurer l’existence d’un discours islamique compatible avec les valeurs républicaines, à la lumière de l’escalade de ce qu’il a qualifié de « discours extrémiste ». Le président français a déclaré il y a des mois que « l’islam connaît une crise partout », et il a défendu les caricatures du prophète Mohamed (صلى الله عليه وسلم) comme « dans le cadre de la liberté d’expression », ce qui a suscité l’indignation dans le monde musulman.

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