Les pays du Conseil de coopération du Golfe réaffirment l’importance du partenariat stratégique spécial avec le Maroc et recadrent sévèrement le régime algérien

La déclaration finale du dernier sommet des pays du Golfe en faveur de la marocanité du Sahara a fait l’effet d’une douche froide chez les dignitaires du régime algérien auxquels Ramtane Lamamra a fait croire que le sommet de la Ligue arabe, prévu au printemps prochain à Alger, sera celui de tous les dangers pour le Royaume du Maroc. Analyse.

Sans ambages, la déclaration finale prononcée à l’issue des travaux du dernier sommet du haut Conseil de coopération du Golfe (CCG), tenu le mardi 14 décembre 2021, dans la ville de Riyad, a été claire et nette en évoquant l’importance du partenariat stratégique spécial avec le Royaume du Maroc.

Dans la déclaration finale qui a sanctionné les travaux de la 42e session du conseil suprême du CCG, lue par Nayef Ben Falah Al-Hajraf, secrétaire général du CCG, les pays du Golfe ont réitéré leurs positions et décisions fermes en faveur de la marocanité du Sahara et de la préservation de la sécurité et de la stabilité du Maroc et de son intégrité territoriale.

 Cette déclaration a également salué la résolution n°2602 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara, adoptée le 29 octobre dernier, par onze voix pour et deux abstentions: celle attendue de la Russie et celle choquante de la Tunisie.

La déclaration de Riyad sonne comme une gifle pour le régime algérien qui, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a promis de faire du sommet arabe à Alger un rendez-vous pour établir un front contre les pays normalisateurs avec l’Etat hébreu, avec évidemment comme cible le Maroc, ainsi qu’une percée pour «la cause sahraouie». D’ailleurs, depuis la création de la pseudo république sahraouie par Houari Boumediene et Mouammar Kadhafi, les dirigeants algériens n’ont eu de cesse que d’établir une analogie entre la cause palestinienne et ce qu’ils appellent “la cause sahraouie”, allant jusqu’à copier le torchon qui sert d’étendard aux séparatistes sur le drapeau de la Palestine.

La déclaration des pays du CCG, qui pèsent pour près d’un tiers dans la Ligue arabe, en plus de son large périmètre d’influence dans le reste du monde, est une sévère mise en garde au régime algérien qui a multiplié les provocations et les actes hostiles en direction du Royaume. Car en plus de l’engagement clair des pays du Golfe pour le Sahara, ces derniers ont «souligné l’importance du partenariat stratégique» avec le Royaume et  mis en garde contre toute atteinte «à la sécurité et à la stabilité du Maroc».

Or quel autre pays au monde s’illustre chaque jour par des actes hostiles à la sécurité et à la stabilité du Maroc? Le voisin de l’Est qui a dû ressentir comme une humiliation la déclaration des pays du CCG et revoir à la baisse les ambitions assignées à la tenue d’un sommet arabe, rien que dans l’espoir de ne pas s’y retrouver avec une poignée de pays ne dépassant pas les doigts d’une seule main.

Dans un entretien accordé, le 29 novembre au quotidien arabophone, établi à Londres, Al Qods Al arabi, Ramtane Lamamra a été bien conscient des limites de l’Algérie à créer un front contre les pays normalisateurs, lors du prochain sommet de la Ligue prévue à Alger, ou à imposer l’agenda lié au Polisario dans un espace qui ne s’y prête pas. Lamamra s’est en effet plaint de «parties qui œuvrent à saper le prochain sommet. En cas d’échec, ils tenteront d’affaiblir la représentation», a-t-il affirmé, anticipant déjà un sommet où les chefs d’Etat ne vont pas s’y bousculer.

L’hystérie du régime algérien n’a d’égal que l’isolement de l’Algérie et les revers à répétition de sa diplomatie. Dans un paragraphe, les pays du Golfe ont défini le cercle d’influence du régime algérien – qui est insignifiant.

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