Hannibal Mejbri, l’enfant prodige du football tunisien

Etoile montante du foot au prénom prédestiné pour la conquête, Hannibal Mejbri est la nouvelle coqueluche des supporters tunisiens. Au fil des matchs victorieux de la sélection tunisienne en phase finale de la Coupe arabe des nations, l’audace et la générosité de ce jeune d’à peine 18 ans forcent l’admiration. Portrait, à quelques heures de la finale Tunisie – Algérie, un derby maghrébin fort prometteur.

Véritables scénarios à rebondissements avec des plot twists qui se sont joués durant les toutes dernières minutes de jeu, les deux demi-finales ont offert un show à la hauteur des attentes autour de cette compétition qui se déroule pour la première fois de l’histoire du football sous l’égide de la Fifa. Mais en ces confrontations particulièrement fermées, où les cages restent stériles durant 90 minutes, ce sont les performances individuelles qui sauvent parfois le spectacle. Et dans le cas de la Tunisie, il s’agit de son nouveau numéro 10, par qui tous les ballons passent : Hannibal Mejbri.

Dès les premiers touchers de ballon face à Oman, le jeune impressionne : adroit balle au pied, sa dextérité mais aussi son look et sa physionomie frêle ne sont pas sans rappeler l’ancien milieu de terrain vedette de la sélection marocaine dans les années 90 – 2000, Mustapha Hadji.

Cette incroyable maturité pour son âge de 18 ans est aussi le fruit d’une école footballistique : celle de Manchester United. Né le 21 janvier 2003 à Ivry-sur-Seine, il évolue en tant que milieu de terrain avec Manchester United depuis qu’il a rejoint l’équipe des jeunes de Manchester en 2019 en provenance de l’AS Monaco.

Il avait auparavant passé du temps à l’académie de Clairefontaine. Mais il ne fait ses débuts seniors pour Manchester que lors d’un match du championnat d’Angleterre en mai 2021. Les matchs où il est titularisé se faisant rares, Mejbri compte donc sur la Coupe arabe pour briller et faire monter sa cote.

Victime d’ostracisme en sélection ?
Pressing haut, science du jeu, couverture de balle, mais aussi sa combativité et son humilité hors-terrain ne sont pas pour autant synonymes d’intégration au groupe sans écueils.

Francophone, Mejbri a visiblement eu « quelques difficultés à s’intégrer au groupe du fait de la barrière linguistique avec certains de ses coéquipiers ». « De là à affirmer comme nombre de commentateurs que je suis ostracisé par les autres joueurs sur le terrain, cela est exagéré », déclare l’intéressé.

Souffrant d’un manque d’automatismes en début de tournoi, le sélection tunisienne a pu hausser son niveau de jeu pour atteindre un record qu’elle n’avait plus réalisé depuis 1963 : 15 matchs gagnés en 1 an.

La Tunisie avait remporté la première édition de la Coupe arabe en 1963 disputée à Beyrouth au Liban, en s’imposant contre la Syrie.

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