MISÈRE : En Iran, des femmes louent leur utérus pour subvenir à leurs besoins ?

Le nombre d’Iraniennes prêtes à porter un enfant pour un couple contre rétribution augmente. Un business florissant dans un pays où sévit une importante crise économique, explique le site Independent Persian.

Les autorités sanitaires de la république islamique d’Iran n’ont pas encore fourni de statistiques sur les enfants nés de gestation pour autrui (GPA). Mais les femmes disposées à louer leur utérus à des couples demandeurs sont de plus en plus nombreuses à mesure que la pauvreté et le chômage augmentent en Iran.

Les publicités d’intermédiaires [mettant en relation parents et mères porteuses] sont omniprésentes sur les réseaux sociaux, les sites et applications de commerce en ligne.

Elles proposent aux clients potentiels des tarifs à partir de 80 millions de tomans [2 600 euros sur le marché des changes], dépassant parfois les 150 millions de tomans [4 800 euros], alors que le salaire minimum d’un ouvrier en Iran s’élève à environ 2 millions de tomans [65 euros]. Les prix ont augmenté en deux ans, où une somme de 20 millions de tomans [650 euros] suffisait pour louer un utérus.

La plupart de ces mères porteuses se trouvent dans une situation financière désespérée et se tournent vers ce ‘métier’ pour résoudre leurs problèmes financiers.”

Toutefois, une partie importante de ce qu’elles reçoivent va dans la poche des intermédiaires. “Les femmes qui louent leur utérus vivent dans la plupart des provinces d’Iran”, explique Mme Gholami.

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Photo : Une Iranienne enceinte dans un hôpital à Téhéran en 2006. PHOTO / RAHEB HOMAVANDI / REUTERS.

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