La Tunisie et le Maroc au secours des restaurateurs français

En panne de personnel, le secteur des hôtels et restaurants français va faire appel à plusieurs milliers de jeunes maghrébins originaires de la Tunisie et du Maroc.

La crise sanitaire liée au Covid a entrainé plusieurs mois de fermeture et de fonctionnement partiel du secteur de l »hôtellerie-restauration. Une situation qui a poussé de nombreux salariés, serveurs, cuisiniers, personnel d’accueil ou d’entretien, à changer de domaine d’activité. Aujourd’hui, avec la réouverture complète des frontières et le retour des touristes, la France se trouve donc en grand manque de personnel. Une situation de crise que renforce l’approche de l’été, période qui nécessite l’apport de plusieurs dizaines de milliers de saisonniers attendues dans les zones de vacances.

Pour combler une partie de ce besoin, l’Umih, le syndicat patronal du secteur de l’hôtellerie-restauration, va signer une convention avec le gouvernement tunisien puis normalement aussi avec le gouvernement marocain afin de permettre la venue dans l’Hexagone de plusieurs milliers de jeunes travailleurs du Maghreb.

La première phase organisée avec le ministère tunisien de l’Intérieur s’intitule « Tunisie jeunes professionnels » et a comme objectif de faire venir en France 4 000 professionnels pour pourvoir des emplois saisonniers dans les hôtels et restaurants. Cette opération prend place dans le cadre déjà existant d’un accord signé en 2003 entre le deux pays permettant aux jeunes professionnels d’exercer, pour une période limitée (3 à 24 mois), leur profession dans l’autre pays et d’acquérir ainsi une expérience internationale valorisante et enrichissante sur les plans professionnels et linguistiques, explique le ministère de l’Emploi tunisien.

Les salariés du Maghreb qui viendront en France seront payés selon les grilles salariales françaises et devront bénéficier d’un logement. Il pourront postuler dans les prochaines semaines sur une plateforme de recrutement HCR-EMPLOI), qui sera mise en place par l’organisation patronale.

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