Compagnies aériennes cherchent pilotes : enquête sur ces écoles privées très recherchées

En plein redécollage, le secteur aérien européen cherche 6000 pilotes. Ça se bouscule dans les écoles, où les compagnies comme Ryanair pré-réservent même leurs futurs éléments.

Uniformes sur le dos, chemise blanche à manches courte et lunette d’aviateur sur le nez, ils ont tout du look de pilote. Alors forcément, entre deux cours, à la machine à café de l’école Astonfly, bâtie sur l’aérodrome de Toussus-le-Noble (Yvelines), ce n’est pas le dernier match de football que l’on refait mais plutôt les performances de Tom Cruise dans Top Gun. Face à la grande baie vitrée derrière laquelle stationnent six « coucous » rutilants bichonnés par des mécaniciens, les apprentis pilotes s’y voient déjà. « C’est vraiment un rêve d’enfant. J’aurais pu essayer une autre école mais apprendre à voler près de Paris, où le trafic est dense, ce sera un atout pour la suite. Et puis j’ai un copain qui a été embauché dès sa sortie, ça rassure », indique Edouard, 18 ans à peine.

Si la voie royale des futurs pilotes de ligne a longtemps été l’École nationale de l’aviation civile (ENAC) de Toulouse, qui forme en vingt-quatre mois une vingtaine d’étudiants brillants triés sur le volet, le métier s’est démocratisé depuis une quinzaine d’années avec l’ouverture d’écoles privées nouant des liens étroits avec les compagnies. « Le secteur a beaucoup évolué. D’ailleurs, s’il reste quelques passionnés qui tentent l’aventure en reconversion professionnelle, 95 % de nos étudiants n’ont jamais volé par eux-mêmes avant de pousser la porte de l’école », indique Charles Clair, PDG du groupe éponyme (60 millions d’euros de chiffre d’affaires, 135 salariés) qui s’est spécialisé dans l’aviation d’affaires (Astonjet, créée en 2009) après avoir ouvert son académie (Astonfly, 2004).

Une formation facturée 90 000 euros

Piqué par le virus de l’aviation dès son adolescence – ses parents lui ont offert son premier apprentissage à 16 ans – le quadragénaire cultive une approche très pragmatique du métier.

Photo : Des élèves de l’école de pilote Astonfly révisent sur l’aérodrome de Toussus-le-Noble (Yvelines) en juin 2022. Le secteur a bien changé en 15 ans. S’il reste quelques passionnés, 95% des étudiants n’ont jamais volé par eux-mêmes avant de pousser la porte de l’école.

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